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Le logo de la Communauté : les deux colombes

Le symbole de la Communauté mondiale pour la méditation chrétienne

Le symbole des deux colombes perchées sur le bord d’un calice ou d’une coupe remonte à la plus haute antiquité. Il a de profondes résonances dans de nombreuses cultures.

gallaplacidiaLa forme choisie par la Communauté mondiale s’inspire de la mosaïque du mausolée de Galla Placidia, une des églises paléochrétiennes de Ravenne, datant du Ve siècle, construite à l’origine pour être une tombe impériale. On trouve des antécédents de ce symbole dans l’art romain et grec, mais les sources les plus anciennes sont probablement phéniciennes.

 

La colombe en train de boire est un motif archétypal. C’est une métaphore transculturelle du sacré, dont on ne fait l’expérience qu’en s’absorbant personnellement dans la réalité. Dans l’iconographie chrétienne, l’associa-tion avec l’eau évoque le symbolisme mystique de la mort, naissance et régénération ou purification par le baptême. L’eau est l’ancien principe féminin de la nature, associé aux phases de la lune et de toute puissance dispensatrice de vie. En tant que nectar, elle est le symbole grec de l’immortalité, en tant que vin, en iconographie chrétienne, elle devient le sang du Christ.

La colombe est le symbole chrétien de l’Esprit-Saint. Dans la mythologie grecque, c’est l’oiseau de Vénus, l’oiseau de l’amour. En art chrétien, les sept dons de l’Esprit ont été représentés sous forme de colombes perchées dans l’Arbre de Vie ou buvant aux eaux de la sagesse et de la vie éternelle.

Le calice évoque le mystère du sacrifice, au coeur de l’Eucharistie chrétienne où le Fils s’offre au Père dans l’amour de l’Esprit et unit toute la création dans son offrande. On trouve un écho frappant de ce profond symbole spirituel dans la Mundaka Upanishad de la tradition hindoue :

« Deux oiseaux, partenaires inséparables, sont perchés sur le même arbre. L’un mange les fruits, l’autre le regarde en silence. Le premier est l’âme humaine qui, demeurant sur cet arbre, malgré son activité, ressent de la tristesse à cause de son manque de sagesse. Mais, regardant la puissance et la gloire de l’esprit supérieur il s’affranchit de la tristesse. »

Ici, la dualité des deux oiseaux suggère l’unité sous-jacente de la vie active et contemplative en chaque être humain. Marthe et Marie sont des soeurs inséparables dans la vie de tous ceux qui adorent Dieu dans la profondeur de leur esprit. Comme le disait John Main :

« Il y a une harmonie essentielle entre l’Être et l’Agir. Dieu est activité pure. La pure immobilité n’est pas inactive. C’est une énergie harmonisée qui a atteint l’objectif le plus élevé auquel elle est destinée, et dans cette harmonie sont contenus la puissance et le sens de tout mouvement. La méditation est la réalisation de l’Être, de l’action pure. Elle ne peut être un état simplement passif, car ce qui est à la fois actif et immobile est, au plus haut degré de l’action, énergie, conscience incandescente. »

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